Expo. actuel.
La Rotonde présente Francis Marshall et Chong Marshall, Peintures croisées
du 11 FEVRIER AU 15 MARS 2012
Francis Marshall et Chong Marshall sont de retour à La Rotonde avec de nouvelles oeuvres sur les thèmes qui ont fait leur succès : la mer, le départ, l'exil, l'écrit... La facture nette de Francis confère à sa peinture la force de l'évidence, que le cadre de bois brut, élément constitutif de l'œuvre, transmute en objet peint. La plage, la maison de vacances évoquent le passé et l’avenir, souvenirs et potentiels de vie heureuse. Les bois trouvés qui reçoivent la peinture et l’encadrent témoignent du goût avéré de Francis pour l’authenticité, la trace des épreuves surmontées. Les marques du temps ne sont pas des marques d’usure, mais des signes d’expérience.
A ses côtés, les peintures raffinées de Chong associent la douceur du trait à la force de la nostalgie. Le regard et l’attention portée au passé répandent sur ses paysages leur profondeur sentimentale.


Expo Stephane Rulliere du 14 janvier au 9 février 2012
"L'archet et le pinceau, peintures"
Stéphane Rullière est un musicien dans l'âme qui partage son temps entre la peinture et les compositeurs classiques qu'il interprète pour notre plus grand plaisir, comme vous aurez l'occasion de le découvrir le 14 janvier à 18h30. Sa peinture est comme une composition musicale qui enlève les paysages qu'il interprète, les fait tourbillonner dans un envol poétique qui tiendrait à la fois de Chagall et de Dufy. Le ciel, la terre, la mer se transforment en un monde de vibrations, d'ondes colorées et aériennes qui invitent le regard à ne jamais se poser. Les cinq éléments virevoltent sous sa palette mobile et légère.
BRETAGNE
Neige sur la Tour Eiffel :
Ce qui attire Rulliere, c'est la matière en mouvement qu'il exprime dans un tourbillon de sensations. La fluidité, les ondes qui traversent l'inertie du monde et sa gravité (pesanteur) l'attirent et le fascinent. Peinture héraclitéenne.

La Tour dans la neige St Mandrier la mer, les nuages Porquerolles
Expo "paysages rêvés dans leur évidence singulière" du 19 décembre au 13 janvier 2012
Agard, Bry, Cerutti, Dusio, Guenin, Huguier, Marshall, Medina Saludo, Monier, Nouail, Nouvel, Pagès, Yannone
Le motif choisi par l’artiste fait couler beaucoup d’encre lorsqu’il est vu comme miroir du perçu, alors qu’il est motivation, moteur, signe plus que représentation, présence plus que réflexion, si ce n’est celle d’un Narcisse dont les traits se confondent et correspondent au mirage qui se fait figure et paysage, dans le fonds des puits, des lacs et des ciels où toujours passe une ombre qui déchire la lumière, dérègle le sens et les sens, d’où peuvent surgir un regard, un souvenir, une étoile.
C’est sur ce thème que La Rotonde réunit peintres et photographes du 19 décembre au 13 janvier 2012.
Nouail
Dusio
Me.-Saludo
Yan.
Pagès
Marshall
Expo PAGES Pere DU 16 NOVEMBRE AU 16 DECEMBRE 2011
Retour sur l’œuvre d’une vie
« Pere Pagès est un peintre espagnol de l'école de Paris, ou plus précisèment, un peintre parisien de l’école espagnole ! » écrit Tomas Parédés, le président des Critiques d’art espagnol. Par ce jugement, l’Espagne entend reprendre un bien dont l’avait privé l’exil des siens sous Franco. Pagès a vécu et exposé avec les plus prestigieux de ces peintres qui avaient choisi Paris pour vivre (difficilement) leur aventure artistique loin de Franco. Il appartint à la génération qui avait moins de contraintes à quitter l'Espagne que d'envie de venir à Paris. Mais son œuvre se singularise et semble marquée par la dure expérience de l’exil, du pain amer de la solitude, de la difficulté de se faire reconnaître dans une France devenue insouciante et prospère, avide de facilités graphiques, de ludisme et d’expérimentations gratuites. Porter un regard sur l’œuvre de Pagès, c’est trouver une constante : paysages d’une révolution urbaine inhumaine, horizons industriels, angoisse et solitude. Au fil des années 60 à 2010, l’urbanisme confirme ses menaces, l’arrière-plan industriel se délite dans les friches, les usines désaffectées ; à l’individu succèdent les files d’embauche devant des murs sans issue. Les figures de mineurs enfermés dans leur cage d’ascenseur, dans leurs galeries donnent une forme à ces ombres perdues et rejoignent ses samouraïs devenus conquistadors, guerriers armés de fleurs…
Observateur attentif des transformations sociales et culturelles, Pagès n’est pas retourné vivre le rêve européen de l’Espagne. Il nous est resté comme lié à ce destin de Paris périphérique qu’il a peint inlassablement. Auquel il a ajouté une forte tradition de l’art espagnol, celle des naturaleza muerta, des floreros, fruteros et bodegones, si mal comprises du public français. Peut-être aussi que l’Espagne du boum immobilier et de ses spéculations l’éloignait de la véritable Espagne qu’il porte en son cœur, celle de Vélazquez, de Goya, de Murillo, du Greco…yvon birster, 2011 ©

EXPO PATRICE HUGUIER, du 1er au 30 Octobre 2011